Eastern Bloc

Expositions 2012 - 2013





19 - 22 décembre 2012
OBJET INUSITÉ : RENCONTRE INTERNATIONALE SUR L'ART AUDIO

Performances : 19 - 21 décembre, 20h
Soirée de clôture : 22 décembre, 20h
Installations : 19 - 22 décembre, 12h - 20h
Ateliers : 19 - 22 décembre, horaires variés

Programme complet d'Objet Inusité


Lucas Abela, Thomas Bégin, Peter Blasser, Peter Flemming, Gambletron, Jean-Pierre Gauthier, Jeremy Gordaneer, Darsha Hewitt, Yann Leguay, Maxime de la Rochefoucauld, Keiko Uenishi


Eastern Bloc, en collaboration avec le festival Suoni per il popolo, présente Objet Inusité, une rencontre internationale orientée sur l'art audio - la performance et l'installation - utilisant l'objet comme interface, avec un regard particulier sur les objets inusités et la matière résiduelle. L'événement comprendra trois soirées de performance, et des ateliers et conférences le jour. Une quinzaine d'artistes et de curateurs locaux et internationaux auront l'objectif d'explorer, collectivement, les aspects audio/visuels de l'art sonore à travers des pratiques ne faisant pas appel à l'écran et à travers une programmation axée sur l'expérimentation, le dialogue, l'exploration, la participation et les pratiques in situ.

Cet événement, co-commissarié par Eliane Ellbogen et Lisa Gamble, explore comment les objets, empreints d'une certaine identité, peuvent être activés par leurs utilisateurs afin de prendre vie dans un contexte performatif ou installatif. Les projets artistiques présentés explorent les caractéristiques physiques des objets et les rendent perceptibles. Ils dévoilent une matérialisation accidentelle d’une certaine identité cachée de ceux-ci. Objet inusité s’intéresse à la manière dont les objets peuvent prendre une signification culturelle, et en quoi celle-ci peut-être réinterprétée et réappropriée dans un contexte artistique et sonore.


Billets : $10 par soirée de performance ou soirée de clôture
Installations : entrée gratuite
Ateliers : Tarifs variés






PERFORMANCES


19 décembre, 20h
Pressions
JEAN-PIERRE GAUTHIER (Montréal)

Jean-Pierre Gauthier présente la suite du développement tout récent de son instrumentation pour performances audio. Le dispositif sur lequel il travaille présentement utilise tout objet trouvé ayant un caractère sonore particulier. Les sons de ceux-ci sont échantillonnés et transformés lors de la performance en utilisant des applications audio pour iPod et iPad. La métamorphose et la superposition de ces diverses sources sonores lui permettent de construire un enchevêtrement complexe de sons. Il utilise également un instrument inventé fonctionnant avec des micros à pulsation d'air dirigé sur des microphones. Un dispositif permet de déplacer précisément les microphones afin de moduler le son provoqué par les pulsations d’air. La manipulation à la main de membranes gonflables reliées à un système pneumatique lui donne aussi la possibilité d'altérer le son de manière sensible.

Jean-Pierre Gauthier est présent sur la scène de l’art contemporain depuis le milieu des années 1990. Il poursuit une démarche hybride intégrant arts visuels et exploration sonore. Gagnant du prestigieux prix Sobey Art Award en 2004, il est également récipiendaire du prix Victor Martyn Lynch-Staunton en 2006. Ses installations sonores et cinétiques furent présentées à travers le Canada, en Europe, en Asie et en Amérique, notamment lors de la Biennale de Montréal en 2000, Electrohype 2006, Lunds Konsthall, Transmediale.06 – Smile Machines, Akademie der Künste, Berlin (2006), Tonspur_expended, Vienna, Austria (2010), Manif, Québec (2012), FIMAV (2012), et File Festival, Sao Paulo, Brazil (2012). Une exposition bilan de son travail fut présentée au Musée d’art contemporain de Montréal en 2007. Cette exposition mise en circulation par le MACM et intitulée Jean-Pierre Gauthier : Machines at Play, fut présentée par la suite au Akron Art Museum en Ohio et à la Mendel Art Galery de Saskatoon en 2009, puis à la Art Gallery of Nova Scotia, à Halifax, et à la Grande Prairie Art Gallery en Alberta, en 2010. L’artiste est représenté par Jack Shainman Gallery (New York). Sa dernière exposition solo à New York fut considérée comme l'une des meilleures en 2011 par le Village Voice.

sites.google.com/site/jpgauthiermachines


19 décembre, 20h
Feedback Babies
DARSHA HEWITT (Montréal)

Le moniteur pour bébé Fisher-Price est un poste de radio domestique commercialisé en Amérique du Nord au début des années 1980. Il permettait aux parents d'« être à deux endroits en même temps » en transmettant les sons provenant de la chambre du bébé à un récepteur sans fil qui accompagne un parent dans une autre partie de la maison. Cependant, ces dispositifs ne viennent pas sans leurs nuisances technologiques. Le signal véhiculé entre les moniteurs pour bébé est souvent parsemé d’interférences venant des ondes radio concurrentes, ce qui provoque des interférences audio indésirables. Comme avec n'importe quel système d'entrée et de sortie audio, lorsque deux appareils sont très proches, ils produisent des retours de hautes fréquences aiguës et dérangeantes – un bruit désagréable qui pourrait brutalement réveiller un enfant en pleine sieste. « Feedback Babies » est une performance sonore électromécanique qui exploite les défauts inhérents du moniteur pour chambre d'enfant. Les récepteurs sont attachés à des moteurs qui, lentement, s'inclinent de l'avant à l'arrière devant les émetteurs. Ce système crée une ambiance sonore subtile composée de fréquences nuancées et d'interférences radios qui rappellent les gémissements des bébés qui pleurent.

Darsha Hewitt est une artiste canadienne habitant à Montréal. Son travail est le résultat d'une expérimentation qu'elle a menée dans son studio autant avec des outils électroniques amateurs qu’avec des technologies de communication de pointe. Elle a développé des installations sonores électromécaniques, des performances, ainsi que des dessins techniques qui subvertissent de manière ludique le format de type mode d’emploi dans la culture électronique du do-it-yourself (DIY). Le travail de Hewitt a été présenté au Canada, au Mexique et en Europe.

www.darsha.org


19 décembre, 20h
Car Décalé (Légèrement) / Because Shifted (Slightly)
KEIKO UENISHI (New York, ÉU)

Car Décalé (Légèrement) / Because Shifted (Slightly) est une installation performative et sonore qui redéfinit l'espace par l'intermédiaire d'une boucle de rétroaction audio. CDL a été volontairement construit dans le plus simple format existant, sans artifice. L'esthétique tels que les matériaux utilisés pour les murs, les plafonds, planchers, colonnes, meubles, personnes, etc servent de composants influents. CDL expose les différentes couches de «pièces» à l'intérieur d'une «pièce». Tout élément de forme creuse tel que des conduits de ventilation, des verres, des bouteilles, des tubes, des cannettes, etc. à l'intérieur de la pièce physique entière deviendront des plus petites "pièces" dans un plus large espace. Ces structures temporaires deviennent des chambres pour la boucle de rétroaction qui serviront pour la performance d'Uenishi.

Habitant à Brooklyn, New York, art-i-viste sonore, compositrice de socio-environnements et membre du SHARE (share.dj), Keiko Uenishi (o.blaat) est connue pour son travail d'expérimentation dans la restructuration et l'analyse des sons dans l'environnement social, culturel et psychologique. Dans ses oeuvres les plus connues, nous comptons : SOUDLEAK: TheROOM (Simulation of neighbours) au Medien Kultur Haus, à Wels, en Autriche, BroadwayDreams (basé sur le web en collaboration avec 'blink media documentation'), composition et interprétation pour l'artiste Christian Marclay dans son oeuvre Sixty-Four Bells and a Bow au Whiney Museum or Art, ainsi qu'une composition participative à Paiva Games: Sound Dams pour Paivascapes festival, au Portugal en 2010. Le travail de Uenishi a été présenté au Whitney Museum of American Art, P.S. 1, DIA:Beacon, Lincoln Center, Sculpture Center, Eyebeam, ICA Philadelphia, MUTEK, ClubTransmedicale, ZKM, Netmage, Vienna Konzerthaus, Alte-Schmiede, Skolska28, Paivascape, Museu Serralves, Casa da Musica, Atlantic Wave Festival, ICA London, Futuresonic Festival, Tate Britain, Fortescue Avenue Gallery, Sydney Opera House. Uenishi a collaboré avec des artistes tels que Miguel Frasconi, Ricardo Arias, Klaus Filip, Christian Marclay, Toshio Kajiwara, Ikue Mori, Kaffe Matthews, Marina Rosenfeld, Takehisa Kosugi, DJ Olive, Aki Onda, Sawako, Katherine Liberovskaya, Kurt Ralske, HC Gilje, Lukasz Lysakowski, Nobukazu Takemura, Ryuichi Sakamoto et Merce Cunningham Dance Company.

www.soundleak.org


20 décembre, 20h
Justice Yeldham
LUCAS ABELA (Sydney, AU)

La performance de Lucas Abela, sous le nom de Justice Yeldham, se fait avec un instrument de verre, les éclats n'étant rien de plus qu'un stylet de diamant qu'il fait vibrer avec sa bouche. Il perfectionne l'instrument depuis son invention en 2003. Dans sa performance, Abela place ses lèvres sur des feuilles de verre en employant diverses techniques vocales, transformant les éclats de verre en instruments de musique brute. Le résultat est une variété de sons cacophoniques qui sont étrangement contrôlés et mélodiques. Les prémices simples, originales et efficaces des instruments sont une riposte bienvenue aux performances musicales compliquées des temps modernes.

Lucas Abela est un musicien non conformiste avec une obsession malsaine pour les plaques de verre cassées. À travers ses performances et installations, Abela stupéfie et décontenance bon nombre de personnes à travers quarante pays où il a présenté ses œuvres Un acte du genre redéfinissant l'expression "ne faîtes pas cela à la maison", ses performances ont simplement besoin d'être expérimentées pour être complètement appréciées et comprises.

www.dualplover.com/abela


20 décembre, 20h
A disc & a mic
YANN LEGUAY (Bruxelles, BE)

La découpe d'un microphone à plein volume à l'aide d'une disqueuse.
C'est l'usure ultime du micro, fonctionnant comme une tête de lecture sur un disque abrasif, une sorte de platine vinyle de l'extrême. Une performance noise très physique, qui dépasse la limite de résistance du support pour bousculer ce matérialisme habituel que nous pratiquons.

Yann Leguay réalise un travail sur la matérialité du son. Ses recherches se concrétisent lors d’installations et de performances qu'il exécute dans divers lieux et festivals en Europe. Avec cette même approche sonore, il participe à des recherches chorégraphiques et réalise des compositions bruitistes et musicales pour des films d’artistes. En 2005, il co-fonde le collectif RadioFreeRobots, concept radiophonique utilisant les voix de synthèse et le bruit informatique comme source unique. Il est aussi à l'origine du label indépendant Phonotopy, qui propose une approche conceptuelle des supports d'enregistrement et dirige actuellement la collection DRIFT, au sein du label Artkillart.

www.phonotopy.org


20 décembre, 20h
Larsen Surf Mixing Board
THOMAS BÉGIN (Montréal)

Le Larsen Surf-Mixing Board est une installation et performance sonore, un synthétiseur oscillant dans l'espace, exploitant le phénomène du Larsen (ou « feedback ») afin de générer des boucles sonores. Bricolé à partir de guitares électriques, d'amplificateurs, de haut-parleurs et de ficelles, ce système développe et entretient des schémas sonores à partir de sa propre structure sans nécessiter l'introduction d'aucune information extérieure. C'est un système musical capable d'autorégulation.

Thomas Bégin est artiste multidisciplinaire et polymorphe. À la fois installateur, bricoleur et sculpteur, ses travaux les plus récents prennent la forme d’installations sonores, sculpturales et performatives. S'appuyant sur les propriétés physiques de sons, de formes géométriques et de matériaux, ses dispositifs sonores s’interprètent eux-mêmes et génèrent des musiques dont les développements reposent avant tout sur un travail d’assemblage plastique et technique propre à l’inventeur.

www.frere-contraire.com


21 décembre, 20h
Shnth
PETER BLASSER (Baltimore, ÉU)

À la suite d'un atelier de deux jours sur la programmation en expression sonore, Blasser présente son tout nouveau instrument, le "Shnth". Le dispositif Shnth enquête sur les champs invisibles, qui entourent les objets architecturaux dans l'espace. L'appareil synthétise du son en utilisant la puissante puce Arm Cortex. Ce qui est le plus frappant à propos du Shnth, est à quel point il est sensible aux mouvements du corps, et ce sont ces derniers qui fournissent les dynamiques nécessaires pour la musique électronique produite par l'ordinateur. Les participants de l'atelier présenteront leurs programmes, créés spécifiquement pour cet instrument, en solo ou en groupe, le tout improvisé. L'artiste présentera aussi la philosophie derrière sa création.

Peter Blasser, déjà multi-instrumentiste en 4e année primaire, il a découvert les circuits électroniques ainsi que leurs possibilités infinies de gammes et de timbres ont l'université. Il a bâti sa carrière autour des modulations en rendent ces actifs incorporels touchables par des nœuds, des flexions et des champs radioélectriques. Sa compagnie, ciat-lonbarde.net, vend ces dispositifs à des musiciens partout à travers le monde. Il enseigne la conception d'instruments électroniques à ces stagiaires et à des groupes plus grands lors d'ateliers. Certains circuits de papier peuvent être téléchargés à partir de son site web, imprimés, puis assemblés pour produire des objets sonores. L'interface cybernétique qu'il propose utilise les subtilités du toucher à travers des composantes discrètes souvent « tissées » ensemble de manière géométrique afin de favoriser des motifs intuitifs et une sophistication chaotique. Ses conceptions sont poussées vers l'existence dans le but d'explorer des concepts platoniques ou philosophiques qui acquièrent un récit lorsqu'ils sont affinés en synthétiseurs analogiques.

www.ciat-lonbarde.net


21 décembre, 20h
Performance sans titre
GAMBLETRON (Montréal)

Gambletron prend cette opportunité pour orchestrer une performance d'improvisation musicale, créant une mélodie, des boucles, de la texture et un son subsonique à l'aide de nombreuses roues de vélo et d'une scie musicale. La performance incorporera éventuellement une armée de circuit électronique de jeu d'enfants pour une finale percutante. Il s'agit d'un voyage d'une durée de 45 minutes.

Gambletron est une artiste du son et musicienne basée à Montréal et connue pour ses improvisations noise-électroniques, son karaoké expérimental et pour avoir été commissaire de performances dans des sites extérieurs uniques. Elle crée des paysages sonores texturés avec des références à la musique de danse accompagnée de jouets court-circuités et d’autres types d’objets électroniques. Gambletron a fait des tournées internationales et a participé à plusieurs festivals et résidences, dont Donau Festival (AU), Nuit Sonores (FR) et Étoilles Polaires (BE). Elle performe et collabore également sur une multitude de projets pour l’étiquette Constellation Records avec les artistes Carla Bozulich’s Evangelista, Hrsta, Clues et Matana Robert’s Coin Coin. Elle accompagne la sensation pop groenlandaise Nive Nielsen and the Deer Children et est actuellement commissaire du projet Objet inusité en partenariat avec Eastern Bloc and Suoni Per il Popolo.

www.gambletron.ca


21 décembre, 20h
Cyclophone
JEREMY GORDANEER (Montréal)

Le Cyclophone est un appareil producteur de son performatif qui fut développé il y a plusieurs années pour un spectacle de danse de Peter Trosztmer. Au fur et à mesure que Gordaneer trouva des morceaux de matériaux recyclés et jetés, il les intégra occasionnellement au Cyclophone, remplaçant ainsi d'autres morceaux. Le Cyclophone est une combinaison de sculpture et de son.

L'emphase du travail de Gordanner est mise sur l'exploration des différentes manières de rentre concrète l'idée d'un continuum. Il prend les dichotomies traditionnelles de la peinture et de la sculpture, telles que figure/sol ou arrière-plan/premier plan, et les subverti afin de créer un nouvel espace pictural plus près du monde contemporain. Commençant avec la peinture pour se diriger tranquillement vers la sculpture, Gordaneer combine souvent les deux médiums. L'inclusion d'objets trouvés donne au spectateur un point d'entrée au travail tout en remettant en question la question de l'échelle et de la signification.

www.jeremygordaneer.com






INSTALLATIONS


Pendulum Music On A Long Thin Wire
PETER FLEMMING (Montréal)

Pendulum Music On A Long Thin Wire est une installation performative, sonore et cinétique inspirée par la résonance ainsi que deux œuvres historiques : Pendulum Music de Steve Reich et Music On A Long Thin Wire d'Alvin Lucier. L'œuvre est composée d'une longue corde de piano étirée qui traverse la pièce. Elle est installée juste au dessus de la tête des spectateurs. Elle émet des résonances sonores à l'aide d'une bobine électromagnétique oscillante. Sous la corde se trouvent plusieurs grandes machines qui mettent en œuvre une performance. Ces machines sont des dispositifs de pendules qui balancent de l'avant à l'arrière lorsqu'ils sont enlevés et relâchés. Lorsque le micro passe au-dessous de la corde, le son est brièvement capturé et transmis à des haut-parleurs disposés dans la salle, ce qui amplifie le son. L'œuvre est construite au moyen de matériaux communs et électromécaniques faits main incluant de la technologie sous-jacente, aussi inapparente que possible. En plaçant les machines au cœur de l’exposition, Flemming ouvre un espace éphémère pour contempler les forces à l’œuvre dans notre environnement. L’exploration « magique » de la physique fondamentale de la résonance — présente dans les machines, les structures et les systèmes de tous les jours — révèle que nous sommes soumis aux lois matérielles qui sont fondamentalement mystérieuses et extérieures à notre volonté absolue.

Actif dans le milieu de l’art depuis une douzaine d’années, Peter Flemming conçoit des machines qui évoquent l’art populaire. Dans son atelier, il invente des machines artisanales électroniques et bricole intensivement en suivant son intuition. Il se consacre actuellement à une série d’expériences sur la résonance qu’il explore par l’entremise du son, de matériaux activés électromagnétiquement, de performeurs mécaniques et de dispositifs d’amplification fabriqués à la main. Parmi les œuvres qu’il a réalisées au cours de sa carrière, mentionnons des machines paresseuses, des œuvres d’art mues par l’énergie solaire et des automates qui exécutent un mouvement à répétition produisant un effet hypnotique. Flemming a souvent exposé à l’étranger décrochant ainsi de nombreuses bourses, a obtenu une multitude de prix et a participé à de nombreuses résidences d’artiste. À l’occasion, il est auteur et commissaire d'expositions. Il a rédigé des textes d’expositions pour d’autres artistes, présenté des communications lors de conférences, organisé des événements et mis sur pied des cycles de conférences. Il siège aux conseils d’administration de plusieurs organismes culturels. Diplômé de l’Ontario College of Art et du Nova Scotia College of Art and Design, Flemming vit à Montréal où il enseigne l’électronique aux artistes à l’Université Concordia.

www.peterflemming.ca


MIX TAPE
LUCAS ABELA

L'installation sonore Mix tape offre une expérience tactile à partir d'une masse sculpturale de cassettes audio attachées à des ballons d'hélium. Ces ballons flottent au plafond tandis que les cassettes servent d'ancres au sol. Cette disposition crée un mix interactif, soit une toile de ruban de cassettes audio, que les participants pourront toucher. Une fois les rubans touchés, les enregistrements se font entendre à partir des enceintes montées à proximité. Mix tape crée une spécificité pour chaque nouvelle interaction.

Lucas Abela est un musicien non conformiste avec une obsession malsaine pour les plaques de verre cassées. À travers ses performances et installations, Abela stupéfie et décontenance bon nombre de personnes à travers quarante pays où il a présenté ses œuvres Un acte du genre redéfinissant l'expression "ne faîtes pas cela à la maison", ses performances ont simplement besoin d'être expérimentées pour être complètement appréciées et comprises.

www.dualplover.com/abela


Automates Ki
MAXIME DE LA ROCHEFOUCAULD (Montréal)

Le système d'Automates ki suit la tradition du travail de Maurice Martenot (inventeur des Ondes Martenot) et d'Alvin Lucier (compositeur de pièces telles que Music For Solo Performer, qui utilise des percussions et des ondes cérébrales amplifiées). Dans les dernières années, de la Rochefoucauld a travaillé sur un système de sa propre invention qui anime des automates, produisant une musique centrée sur les percussions. Le système Ki transforme des ondulations à basse fréquence en un phénomène acoustique. Les Automates Ki comprennent un haut-parleur lié à un instrument musical. Un percuteur souple est placé sur le haut-parleur et lorsqu'il est animé par la vibration du haut-parleur, il frappe les instruments (batteries, cymbales, instruments à cordes) d'une manière oscillatoire. Il a une structure souple, faite de bois et de fer, attaché à la base mobile du haut-parleur. Similaire au tambour d'une oreille, il est conçu pour produire un mouvement oscillatoire lorsqu'il ressent une vibration. Les percuteurs sont bâtis spécifiquement pour chaque instrument.

Après une Maîtrise en Arts Visuels, complétée par un cours de musique électroacoustique sur ordinateur, Maxime Rioux a passé plusieurs années élaborant des installations de « sculptures sonores » et participant à de multiples performances en tant que musicien. Ses recherches actuelles sont dédiées au perfectionnement d’un système de robotique inédit créant de la musique percussive organique. Ce système transforme des modulations de fréquences inaudibles en un phénomène acoustique. Les trois CD des Automates Ki sont un des résultats de ses recherches sonores. Ses Automates Ki ont joués au Sénégal, au Swaziland, en Afrique du Sud, en Espagne, en Norvège, en Autriche, en France et aux États-Unis.

www.cooptel.qc.ca/~maxime






ATELIERS


19 décembre, 10h - 17h
Graveuse à vinyles DIY

Atelier animé par Yann Leguay
$45

La fabrication de disques vinyle à l'aide d'une graveuse faite main. Un atelier qui vous apportera les connaissances d'une technique quasi ancestrale, la gravure du son. Avec la possibilité de graver sur cire, pellicule photo ou encore sur CD, le son prend vie par la rotation, mouvement inhérent à tous les supports usités et que seul le mp3 fit cesser de tourner. De quoi réaliser ces propres dub-plates bien crunchy, et expérimenter autour de cette technique.


20 décembre, 10h - 17h
Atelier de programmation avec « Shnth »

Atelier animé par Peter Blasser
$35

Le Shnth est un nouveau dispositif numérique de Shbobo.net. L'appareil synthétise du son en utilisant la puissante puce Arm Cortex. Ce qui est le plus frappant à propos du Shnth, est à quel point il est sensible aux mouvements du corps, et ce sont ces derniers qui fournissent les dynamiques nécessaires pour la musique électronique produite par l'ordinateur. Durant cet atelier, les participants vont apprendre le nouveau langage de programmation « Shlisp » et comment le programmer afin d'utiliser des dispositifs Shnths via un port USB. Les participants à l'atelier vont également prendre part à une performance participative le 21 décembre qui utilisera les instruments programmés afin de créer « L'orchestre des Shnths ». Les participants doivent apporter leur ordinateur portable. Ceux-ci doivent avoir au moins un port USB et être sous les systèmes d'exploitation Windows, Mac OS ou Linux.


21 décembre, 13h - 16h
Fabrication de console « Mix Tape »

Atelier animé par Lucas Abela
$75

Les participants de cet atelier apprendront à faire le design et à construire leur propre instrument analogue à multiples lecteurs de bande magnétique, dispositif qui est utilisé dans l’installation « Mix Tape » d’Abela. Le tarif de participation couvre les frais matériels, incluant les lecteurs à bande magnétique, une boîte en métal, l’alimentation électrique, un magnétophone, les prises et autres matériaux. Les participants partiront avec leur propre dispositif live de « delay » à bande magnétique.


22 décembre, 13h - 16h
Atelier expérimental sur l'électromagnétisme

Atelier animé par Peter Flemming
$35

Cet atelier débutera avec une démonstration et quelques mots pour introduire le sujet de l'électromagnétisme. Les participants pourront créer leur propre bobine électromagnétique qui servira à une expérimentation improvisée sur un objet « résonateur » que chaque participant devra apporter. Cet objet « résonateur » peut être un contenant de plastique, un seau, tambours, cannettes, bouteilles, etc. Les participants sont donc invités à apporter un objet qui résonne bien lorsque vous tapez vos doigts sur la surface ou lorsque vous parlez à l'intérieur. Il est conseillé d'apporter le plus d'objets possible pour que l'expérience fonctionne.


Pour réserver une place à ces ateliers, veuillez visiter: http://objetsinusitesateliers.eventbrite.com/